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Litterature Poésie

Poèmes – été 2022

Un carré de lumière sur le mur

Une poignée de main qui se traine

Sur une photographie illuminée

De toi

Les contours de ton corps apparaissent

Ton visage a disparu

Une luciole transperce l’air

C’est un poème qui a vécu

Ce sont des paysages au travers de la vitre

Du train

Des champs depuis le hublot

D’un Montréal-Bordeaux

Les restes d’une histoire

En perles sur ma peau

Je te transpire ce soir

House- musique et move retro

Je suis en avance sur mon temps

Je n’écris plus qu’en vagues souvenirs

Des poésies qui te ressemblent

Elles aiment le silence et la mer

Une page qui se tourne

Un chapitre s’écrivant

Alors que je danse seule

Face au miroir carré blanc

Je me retourne

Tu n’es plus là

Il y a les réveil tôt

Et les couchers,

Qui ne viennent pas

Sans la petite pilule blanche

Je ferme la vitre,

Pour couper le vent

Sentir le chaud sur mon ventre

Je brule de t’avoir dit

Au revoir mon poème

Au cœur des fruits murs

Je lèche mon âme

Je sens la pulpe fraîche

Sur ma langue

Mes doigts plein de sucre

Juste en dessous des contre-temps,

L’odeur de ma chatte humide

Cet été enfermée,

Un viol dans une douche

Le goût des fruits murs

Mélasse industrielle

Le beau et le moche en même temps

Ma poésie s’accuse

De bien vouloir

Tout transformer.

Viens boire le sel sur mes joues

Disais-je à mon amant céleste

Viens recueillir sur mes joues

Les dizaines de vers que j’ai posé

Pour toi

Il y a longtemps que tu existes en moi

Longtemps que je danse pour te séduire

Viens rejoindre en moi les nuages en feu

Sur lesquels je fais des prières aux Dieux

Pour toi

Je secoue mes mèches de cheveux

Dorés par le soleil de l’ouest

Le sud est notre, d’un côté et de l’autre

De la mer ton sable et mes pins

L’odeur des olives et celle du romarin

Pour toi

Mon rythme s’est échappé

Il revient soudain, ici

Réanimé,

sans rien dire il s’approche

et vient dans mon poème,

timide voix du destin

elle s’approche elle aussi

Pour moi

Pour me dire les mots de l’amour

Du miel incertain

Des morceaux de bois flottant sur les rives immenses de mon Atlantique

Aimée

Je suis libre

Pour toi,

Dans et hors du poème.

Une bague perdue 

sur le doigt d’un guerrier 

un regards en biais 

gestes précipités 

une danse 

à peine entamée 

des prières paiennes 

des mots déchirant l’espace 

je ne sais plus qui croire 

de mon âme ou mon ego 

des petits pas dans le sable 

grandes enjambées sur une piste métallique 

chuchotements emplis d’émoi 

une bague perdue 

sur le doigt d’un guerrier 

un pardon dans les yeux 

une reine, un roi 

des actes de violence crue 

je ne l’oublierais pas 

ni ma folie 

ni la sienne 

une bague perdue 

un chemin vers la joie 

dessiné nu 

au coeur de mes bras 

seule, 

sans ma bague 

je grandis 

seule, 

sans les voiles, 

je me meus

vers les immenses portes 

d’une autre vie 

la main entre les cuisses 

une autre vie, 

un autre cri, 

ma main qui résout

en quelques instants 

l’histoire d’un viol 

unique 

placide 

froid, 

voulu. 

je marche seule

dans les rues de la vie

le coeur battant

contre un mur, 

soignée de mes naufrages

j’évite les chutes

je perds le contrôle 

je me noie dans une vie dans un monde plus gros que moi 

soupir

à l’envers je vois les choses 

dans le sablier je coule 

immergée 

soutenue

protégée 

enrichie 

nourrie, 

inspirée

il n’y a plus de secrets dans ma poésie 

mais un pudeur nouvelle 

des formes contours

photographie argentique floue 

tu es un homme d’un autre temps 

je te reconnais, 

nourrir, 

aimée, 

protégée je soupir à l’endroit la peau collée sur un velours bleu 

c’est ma nuit qui m’appelle et avec elle le retour des rêves

le repos

la soif et la faim

des virages

à n’en plus finir, 

des mirages 

à tous les coins de ru, 

le poème sert un espoir aussi grand que la peur mon ange

tu n’a jamais été un fantôme 

et je n’erre plus inquiète 

je marche seule,

fière et calme 

l’impossible n’existe plus 

dans mes fumées s’installent 

doucement

mes fumées s’installent, 

doucement. 

Alizée Pichot

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